Qui consulter et comment diagnostiquer une uvéite ?


Lorsque l’uvée ou la couche uvéale s’enflamme, le patient est atteint d’uvéite, ce qui nécessite une prise en charge rapide pour éviter les complications comme la perte définitive de la vue. Le patient doit alors consulter un spécialiste, l’ophtalmologue, afin de diagnostiquer l’inflammation.

Qui consulter en cas d’uvéite ?

Le spécialiste qui se charge de diagnostiquer puis de traiter l’uvéite est l’ophtalmologue. Pour que les diagnostics paracliniques soient plus faciles, il est préférable qu’il travaille dans un établissement de soins, car il prescrit toutes les démarches à suivre pour traiter l’uvéite. Notons que cette inflammation se manifeste principalement par la douleur oculaire, la baisse de la vision, la rougeur de l’œil, et la photophobie. Une consultation s’impose donc, de même en cas de myosis (la diminution du calibre de la pupille), mais aussi en cas de cercle périkératique (rougeur autour de la cornée).

La lampe à fente, un matériel pour diagnostiquer l’uvéite


La lampe à fente est un matériel très souvent utilisé dans le diagnostic de l’uvéite. Le principe est de dilater la pupille avec un médicament spécifique afin de visualiser les opacités en forme de flocons qui se trouvent dans la chambre antérieure de l’œil. L’ophtalmologue examine le fond de cet œil pour déceler les lésions au niveau de la rétine et de la choroïde, ou les opacités du corps vitré. Pour un examen plus minutieux, une angiographie rétinienne à la fluorescéine rend les vaisseaux sanguins plus visibles.

La ponction de la chambre antérieure de l’œil

Cette méthode fait partie des méthodes de diagnostic direct en cas d’uvéite. Elle consiste à prélever un échantillon de seulement 10 à 50 µl au niveau de la chambre antérieure de l’œil. Le diagnostic a pour objectif de détecter des bactéries, des champignons, ou encore des virus susceptibles d’être à l’origine de l’inflammation. Les analyses nécessaires pour ce diagnostic se basent sur ce que les scientifiques appellent « Polymeras Chain Reaction » ou PCR.

Les autres types de prélèvement


L’examen sérologique est une méthode directe qui permet de déterminer les causes infectieuses de l’uvéite. Il y a également le prélèvement endo-oculaire qui n’est recommandé que si le patient ressent des problèmes de vision et que les origines sont inconnues. La chambre antérieure de l’œil est alors ponctionnée ou le vitré est aspiré sous anesthésie locale. Ce même procédé est utilisé en cas d’uvéite grave.  Pour faciliter le diagnostic, il existe un « kit uvéite » contenant un tube à sec stérile pour la sérologie, un autre pour le prélèvement endo-oculaire.

(3 commentaires)

    • debarre on 20 juillet 2015 at 17 h 29 min
    • Répondre

    Je suis effarée de ce que je lis sur votre site !

    Savez-vous qu’il y a des uvéites, particulièrement en ce qui concerne les maladies rhumatismales de l’enfant, qui ne « sont pas visibles à l’œil nu » ? Dans ces cas, lorsque l’œil devient rouge, l’inflammation oculaire est déjà au niveau du nerf optique ! Et donc l’acuité visuelle a perdu quelques dizièmes !

    Une uvéite, quelle que soit sa cause, ne doit jamais être traitée à la légère.

    Elle est parfois confondue avec une conjonctivite !

    Une uvéite se soigne bien, quand elle est détectée rapidement, que l’ophtalmo prend le temps et sait faire les recherches concernant sa cause !

    Malgré tout, il est vrai qu’il existe des uvéites chroniques difficiles à combattre, mais il ne faut jamais rien lâcher, se battre sans cesse, trouver le bon ophtalmo et trouver le Centre de Référence ou de Compétence qui gère les maladies inflammatoires de l’œil et ou uvéites ! Il ne faut pas perdre de temps avec les ophtalmos qui ne connaissent pas ce problème ! Ce ne sont pas forcément de « mauvais ophtalmos » mais l’uvéite est une maladie très spécifique déroutante. Beaucoup d’optalmos pensent « qu’il n’y a rien à faire » : c’est faux !

    Si je vous écrit ces lignes c’est que, actuellement, ma fille de 36 ans vit sa vie mais pendant 26 ans elle a été atteinte d’uvéite et pour trouver le bon médecin, le bon traitement ça a été la galère ! Maintenant elle va très bien.

    Je viens de lire une idiotie sur l’atropine ! L’atropine permet de dilater la pupille de façon à ce que la cristallin et la pupille ne se soudent pas lors d’une inflammation antérieure dans le cadre des uvéites !

    Ca permet de sauvegarder la fonctionnalité de la pupille ! En effet lorsque le problème inflammatoire est totalement maitrisé et que l’acuité visuelle est redevenue normale, on arrête l’atropine et on a une belle pupille qui fonctionne très bien !

    L’atropine pose des problèmes d’acuité visuelle puisqu »elle dilate la pupille ! On se fait prescrire des lunettes pour corriger les problèmes !

    Ma fille était myope et sous atropine : à six ans elle avait des verres à foyers progressifs !

    Attention au soleil : il faut protéger sa rétine : avec un traitement à base d’atropine on porte des lunettes de soleils prescrites par un ophtalmo ou achetées chez un opticien et pas au super marché du coin !

    Quand on a, ou quand son enfant à une uvéite, on surveille ses yeux comme le lait sur le feu ! On ne laisse rien passer ! On fait attention à tout et en période de poussée inflammatoire oculaire on exige de son ophtalmo une consultation via lampe à fente tous les quinze jours ! On ne cède en rien là dessus ! Lui c’est son boulot d’assure le suivi, mais VOUS CE SONT VOS YEUX ! Et votre avenir

    Marie

    • cvh on 14 juillet 2016 at 18 h 25 min
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    Je suis d’accord avec Marie au sujet du diagnostic sur l’uvéite dont les causes et les manifestations oculaires sont multiples. Je suis le malade d’une uvéite sévère , avec une diminution importante de ma vision . Les manifestations de mon uvéite (points blancs sur la rétine et oedème autour du nerf optique pour les des deux yeux ). tout se passe à l’intérieur car l’aspect extérieure est normal ! Sauf des fortes douleurs des yeux et des maux de tête. Les spécialistes d’un grand hôpital parisien n’ont pour le moment aucun traitement efficace (instillation corticoïde et antibiotique- après ponction oculaire) . Il envisage une opération longue qui consisterait à rincer, en faisant circuler un antibiotique dans l’humeur vitré. Le conseil dans des cas comme le mien, il faut demander l’hospitalisation, passer par votre ophtalmologiste.

    • serendifaty on 18 septembre 2017 at 17 h 13 min
    • Répondre

    Ma sœur est atteinte d’une uvéite qui nous inquiète et elle en particulier.. Pour l’instant elle n’a eu qu’un avis médical. Pourriez-vous me donner les coordonnées de vos médecins SVP?

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